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Kaléidophone

Installations sonores et visuelles


 

du 18 au 25 novembre 2017

de 9h30 à 20h30 // Salles du CRR

 

 
















Par l'atelier Kaléidophone

coordination : Hervé Bailly-Basin

 

Collectif associé au Conservatoire à Rayonnement Régional de l’agglomération d’Annecy, l’atelier Kaléidophone expérimente les possibilités d’un « accord vertical » entre la musique contemporaine et les formes actuelles d’expression visuelle et plastique (infographie, vidéo, installation, performance…). Animé par un groupe d’artistes-enseignants, Kaléidophone invite des créateurs confirmés ou en cours de formation à la réalisation d’œuvres polysensorielles, en collaboration avec des compositeurs et instrumentistes eux-mêmes engagés dans les musiques « savantes » d’aujourd’hui.

 

> vernissage samedi 18 novembre à 18h // 1er étage du CRR

 

 

 

 

6 installations et projections à découvrir...




Pirouette quantique

Philippe Astorg (installation vidéo)
Axel Bernolin (musique)


 

 

 

 

 

Dans cette installation, la vidéo, projetée sur un décor figurant une petite maison, met en scène un personnage aux prises avec les obligations ordinaires que génèrent un habitat : l’entretien, les allées et venues, les souris. D’abord très délicat, s’adonnant à une cérémonie du thé, le personnage va révéler son être double dans l’action, la lutte contre les rongeurs. Activant ensuite des machines dans son sous-sol, la mégalomanie et la folie des grandeurs vont le gagner et le mener au désastre.

Cette proposition, basée musicalement sur le thème de la chanson pirouette-cacahuète, est une fantaisie burlesque qui s’abîme dans un tragique plutôt loufoque.
Le personnage fait écho à celui que Philippe Astorg et Axel Bernolin proposaient l’année dernière dans la pièce Allégoria, mettant en scène le mythe de la caverne de Platon.

 

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Temps de pose (mots d’elle)


Hervé Bailly-Basin

(conception, photographie, infographie « augmentée », installation)
Clémence Collomb-Gros (modèle, textes)
Jean Favory (dispositif sonore, enregistrements et traitements)
Sarah Rezvoy (lecture)

 

 

 

 

 

 

 

Faisant suite aux Filles du Feu présentées par Hervé Bailly-Basin il y a quelques années, cette installation soumet successivement une collection de trente neuf photographies à un algorithme de traitement constitué de plusieurs centaines de paramétrages interdépendants. Il en résulte, à rebours de l’histoire de l’image, une ré-orientation de la photographie vers la peinture, «reprise» ici avec de tout autres moyens.
La genèse de cette série de nus féminins amène aussi à porter un nouveau regard sur le rôle du modèle, et l’expérience de la pose. Ce rôle et cette expérience sont d’autant plus en question que Clémence Collomb-Gros, unique modèle de toutes les images présentées, a aussi écrit les textes dont la lecture par Sarah Rezvoy accompagne les apparitions successives de ces «photo-peintures». La voix se fait entendre… mais ne cherchez pas les haut-parleurs : c’est le tableau lui-même qui vibre, grâce au dispositif et aux traitements sonores réalisés par Jean Favory.

 

 

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Mé(Moires) II Cabane

Brigitte Baldaquino (conception, images, dispositif)
Hugo Boisselon (son)
Audrey Carvelli (montage vidéo)

 

 

 

 

 

 

 

Brigitte Baldaquino poursuit depuis quarante ans un travail sur la mémoire et le temps, et depuis vingt ans, celui-ci « s’incarne » dans la rouille qui imprègne les images, les supports et les matériaux de toutes ses productions.
Mé(Moires) II Cabane est la suite d’une démarche engagée deux ans auparavant. Elle questionne et explore les mécanismes de la mémoires tels qu’ils ont été vécus, et les transpose plastiquement dans des dispositifs alliant l’image et le son, avec pour ces derniers l’aide d’Audrey Carvelli et Hugo Boisselon.
Le thème de la cabane, symbole de la nature et des origines de la civilisation, s’impose ici moins dans le registre du rêve d’enfant que celui d’adulte, structure fragile qui établit des liens avec la fugacité de la destinée humaine. Son espace est occupé par cinq écrans de tissus à mailles fines qui filtrent et à la fois reçoivent des images mouvantes et insaisissables. Elles sont issues de ses albums de famille mais elles s’évaporent comme s’évaporent nos souvenirs dans les limbes de la mémoire que symbolisent les cinq écrans.

 

 

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Insom-nids

Annie Clerc (conception, sculpture, dispositif)
Hervé Bailly-Basin (assistance vidéo)
Philippe Moënne-Loccoz (son)






 

Cette réalisation aurait pu prendre place entre L’eau dans la pierre présentée par Annie Clerc il y a trois ans, et les oiseaux de Canopée, son installation de l’année dernière. Insom-nids reconstitue à nouveau un morceau de nature – roche ou écorce, on ne sait – une paroi, quelques nids entr’ouverts, où se forment des créatures volantes non identifiables.
Certaines dorment encore dans la lenteur des métamorphoses…
D’autres, sorties du sommeil, frémissent, s’agitent, font leur vie dans la nuit…
Cela se voit, et s’entend, grâce aux sons composés pour cette œuvre par Philippe Moënne-Loccoz.

 

 

 

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Quatre scènes noires

(Cuatro escenas negras)

Carlos Franklin (vidéo)
Alberto Posadas (musique)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le compositeur espagnol Alberto Posadas, étudiant et disciple du génial Francisco Guerrero, interprète les quatre dernières œuvres de Goya, les célèbres peintures noires que l’on peut voir sur les murs de la Villa du Sourd, près de Madrid.
Atropos, Saturne, Le chien, Le baston deviennent une matière orchestrale qui, pour la création en concert, était spatialisée par des interventions électroniques qui submergaient l’auditeur. Pour la circonstance l’artiste colombien Carlos Franklin avait réalisé une vidéo semblable à une fresque, placée au dessus de l’orchestre, que nous présentons ici.
Ce projet renforce les liens entre musique et vidéo, par l’intermédiaire des peintures poignantes de Goya, présentant des personnages entièrement déformés ou des surfaces vides absorbant la totalité de l’espace de la peinture.

 

 

 

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45° 54’ 26’’ Nord - 6° 26’ 01’’ Est

Sandra Pollet (conception, images, installation)
Jean-François Grivet (assistance vidéo)
Nadia Ratsimandresy (musique)

 

 

 

 

 

 

L’espace d’un instant, les coordonnées du jardin.
Un peu de terre préparée, semer un mélange de graines : papaver rhoeas, cosmos, salvia officialis, œillet, linum grandiflorum, callistephus chinensis… Les voilà qui fleurissent avec exubérance, dans un chaos imprévisible.
« L’espace est un doute : il me faut sans cesse le marquer, le désigner ; il n’est jamais à moi, il ne m’est jamais donné, il faut que j’en fasse la conquête. Mes espaces sont fragiles : le temps va les user, va les détruire : rien ne ressemblera plus à ce qui était…»
Cet extrait puisé dans Espèces d’espaces, Georges Perec l’écrit en 1974. Sandra Pollet se l’approprie et décide, le 26 août 2017, de faire des images de l’espace choisi : le jardin, qui sera traversé par le son du vent nommé «Chinook», évoqué par la composition éponyme de Nadia Ratsimandresy.